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Fonction publique : Gérald Darmanin confirme sa volonté de concertation

Il y aura bien un rendez-vous salarial à l'automne 2017, a confirmé à la presse le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, ce mardi 30 mai, à l'issue de ses rencontres bilatérales avec les organisations syndicales de la fonction publique, débutées la semaine dernière (voir ci-dessous notre article du 24 mai). Pour autant, le ministre a confirmé qu'il n'y aurait pas de revalorisation de la valeur du point d'indice cette année, sans exclure que cela se produise durant le quinquennat. Si la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires qui fait partie de la feuille de route du président de la République sera bien mise en oeuvre, Gérald Darmanin a affirmé qu'elle ferait l'objet d'une concertation préalable, rappelant son expérience en temps que maire de Tourcoing.

Le ministre, qui a également confirmé la compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires, réunira tous les syndicats de la fonction publique "avant le 14 juillet pour leur proposer un agenda social". Il a enfin évoqué l'organisation d'échanges plus larges avec les syndicats, les agents et les usagers du service public, sans que ceux-ci prennent nécessairement la forme d'assises, tel que le prônait son prédécesseur Annick Girardin (voir ci-dessous notre article du 11 avril).

Reçu le matin par le ministre, Bruno Collignon de la FA-FP (Fédération autonome) a estimé que sur les sujets tels que la protection sociale, la revalorisation des carrières, le rétablissement du jour de carence ou des facteurs de pénibilité, le ministre s'est montré "à l'écoute". "Il a certes réaffirmé la feuille de route du président et du Premier ministre mais les arguments mis en débats n'ont pas été associés à une fin de non-recevoir", a-t-il dit, souhaitant rester "prudent" dans l'attente des élections législatives. La FA-FP a également insisté sur la nécessité d'"un secrétariat d'Etat à la fonction publique" qui représente 5,4 millions d'agents, soit 20% de l'emploi en France.

Localtis - 30/05/2017
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Ministère de l'Action et des comptes publics : la stupeur des organisations syndicales

Ministère de l'Action et des comptes publics : la stupeur des organisations syndicales

Après une campagne présidentielle marquée par des annonces de suppressions de postes de fonctionnaires, la création d'un ministère de l'action et des comptes publics est un mauvais signal adressé aux agents. Lequel n'est pas sans rappeler aux organisations syndicales l'époque de la "révision générale des politiques publiques".

Pluie de réactions des syndicats sur les réseaux sociaux et par voie de communiqués, mercredi 17 mai 2017, à l'annonce de la création d'un ministère de l' « Action et des comptes publics » dans le premier gouvernement d'Edouard Philippe.

C'est Gérald Darmanin qui a été nommé à sa tête. Pour mémoire, le maire (LR) de Tourcoing (Nord), âgé de 34 ans, soutenait Nicolas Sarkozy durant la primaire de la droite, ainsi que sa proposition de suppression de 300 000 postes de fonctionnaires, avant de rallier l'objectif d'Emmanuel Macron de 120 000 postes.

Au delà de la personnalité de l'homme désigné, la première organisation syndicale (OS) dans la fonction publique territoriale (CGT) considère que l'intitulé même du ministère reflète la conception « avant tout libérale des services publics et de leurs missions » du président de la République, Emmanuel Macron, et de son Premier Ministre, Edouard Philippe.

En rattachant la Fonction publique « à un département ministériel qui en fera avant tout une variable budgétaire et en y nommant une personnalité fortement ancrée à droite », ces derniers « indiquent clairement leur volonté de poursuivre et d'amplifier les nocives politiques d'austérité », analyse la CGT.

Même constat de la part de la FA-FP : « la volonté du chef du gouvernement de placer la question des services publics prioritairement sous l'angle des dépenses » est confirmée. Pour l'OS, « la création d'un ministère de l'Action et des Richesses publiques aurait eu l'avantage d'inscrire le gouvernement dans une véritable approche progressiste en permettant d'évaluer enfin les richesses que représente réellement le service public ».

Souvenirs, souvenirs…

L'Unsa Fonction publique se dit quant à elle inquiète : la réunion de l'action publique et des comptes publics dans un même ministère « renvoie à un passé gouvernemental que l'on pensait révolu, où la Révision générale des politiques publiques avait réduit la politique ‘fonction publique' a une gestion mécanique par les seuls coûts ».

En 2011, les OS avaient dénoncé une logique purement comptable, sans études d'impact préalables, avec des conséquences non négligeables sur la qualité du service rendu aux usagers. « Si l'équilibre des comptes publics doit être pris en compte, il ne doit pas occulter le débat fondamental sur les missions avec tous les acteurs concernés. »

De son côté, la CFDT croit à un remaniement jouant en faveur de la Fonction publique suite aux législatives :

Absence de la dans les attributions n'est que provisoire, espérons-le ! @gouvernementFR

De manière générale, l'ensemble des organisations syndicales demandent à rencontrer le plus rapidement possible le ministre de l'Action et des comptes publics, ainsi que son entourage, de manière à engager les chantiers incontournables identifiés avec l'ex-ministre de la Fonction publique, Annick Girardin.

Publié le 18/05/2017 • Par Claire Boulland 

La Gazette - Club RH - 18/05/2017
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Les syndicats attendent une clarification des attributions du ministre de l'Action et des Comptes publics

Les syndicats attendent une clarification des attributions du ministre de l'Action et des Comptes publics

Alors que certaines d'entre elles ont réagi le 17 mai 2017 immédiatement après l'annonce de la composition du gouvernement à l'absence d'un ministère de plein exercice chargé de la Fonction publique et du rattachement de cette thématique à Bercyles responsables des fédérations syndicales de fonctionnaires, attendent désormais du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, une clarification du périmètre de son portefeuille et de ses attributions. Ils escomptent aussi être reçus rapidement afin de faire valoir leurs revendications qui concernent en priorité l'organisation rapide du rendez-vous salarial prévu cette année, la poursuite de la mise en œuvre du protocole d'accord PPCR ainsi que des nombreux chantiers lancés sous le quinquennat précédent et restés inachevés .

"Je souhaite montrer l'attachement qui est le mien à la fonction publique, moi qui ne suis pas fonctionnaire mais ai pu servir l'État par ailleurs. Il n'y a de richesses que d'hommes. Je suis très fier que le président de la République m'ait proposé de servir mon pays et de servir les fonctionnaires", a déclaré le nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le 17 mai, lors de la passation de pouvoirs avec Annick Girardin, ancienne ministre de la Fonction publique.

Pas sûr toutefois que ces propos soient de nature à rassurer pleinement les organisations syndicales de la fonction publique, dont certaines se sont émues par voie de communiqué de l'absence d'un ministère de la Fonction publique de plein exercice immédiatement après l'annonce de la composition du gouvernement du nouveau Premier ministre Édouard Philippe.

Au lendemain de cette annonce, passées les premières réactions à chaud, les commentaires des syndicats de fonctionnaires restent de la même teneur et la majorité d'entre eux demandent à être reçus rapidement par le nouveau ministre, même s'ils restent tous prudents quant à la pérennité du gouvernement actuel après les législatives de juin.

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AEF - 18/05/2017
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La fonction publique pilotée par les Comptes publics - Le casting du premier gouvernement Macron

La fonction publique pilotée par les Comptes publics - Le casting du premier gouvernement Macron

L'absence de ministre de la Fonction publique inquiète les agents

Il faudra attendre la confirmation des lettres de missions, mais en principe, c'est Gérald Darmanin, 35 ans, qui devrait être chargé de mettre en œuvre le programme « Fonction Publique » donné par Emmanuel Macron, au sein d'un ministère à double entrée : « Actions et comptes publics ».

Une absence remarquée et un intitulé qui pourrait être mal interprété par les fonctionnaires, dont le nombre devrait substantiellement baisser, selon le programme du président de la République. Et l'absence d'un secrétariat d'Etat dédié ne devrait pas rassurer…

Chez les syndicats, le message inquiète et, déjà, passe mal :  » l'Absence de la fonction publique dans les attributions n'est que provisoire, espérons-le  » tweete ainsi la CFDT.

« Quel symbole faut-il voir derrière l'absence de l'intitulé ‘fonction publique' ? Qui sera notre interlocuteur ? Si notre ministre est celui de la cohésion des territoires, je doute que cela puisse rassembler les trois versants de la fonction publique », relève-t-on du côté de la FA-FPT.

La volonté d'afficher une certaine rupture l'a sans doute emporté sur ce qui aurait pu apparaître comme relevant de la logique et la recherche d'efficacité : quitte à nommer Annick Girardin dans son nouveau Gouvernement « ministre des outre mer », Edouard Philippe aurait pu aussi, au nom de la continuité et de la nécessité d'agir vite, conserver l'ancienne ministre de la fonction publique à son précédent poste…

Le nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics a cependant donné ses premiers gages, lors de la passation de pouvoir avec Annick Girardin, en déclarant, selon France3 régions : « Les fonctionnaires sont, quels que soient leur statut et leur entrée dans la fonction publique, l'ossature de la République ». Il s'est aussi dit « très fier » que le président Emmanuel Macron lui « ait confié de servir (son) pays, les fonctionnaires » qui « connaissent l'intérêt général ».

Gérald Darmanin, un « Sarkoboy » à l'Action et aux Comptes publics

C'est un « sarkoboy », Gérald Darmanin, qui hérite du ministère de l'Action et des comptes publics. Lieutenant de l'ex-chef de l'Etat à la primaire de la droite et du centre, le jeune maire de Tourcoing (34 ans) est déjà un vieux routier de la politique, habitué à naviguer entre les icebergs.
Diplômé de l'IEP de Lille, ce Parisien a pris racine à Tourcoing dans le sillage de son mentor, le très droitier ancien député du Nord, Christian Vanneste dont il fut le collaborateur.

Doté d'un sens du contact hors-pair, Gérald Darmanin a vite fait son trou dans la cité nordiste, à coups de tapes dans le dos et de formules aux petits oignons. Nettement plus cultivé que la moyenne du personnel politique, ce petit-fils de harkis et fils d'un patron de bar et d'une femme de ménage se présente volontiers comme un gaulliste social.

L'ancien permanent de l'UMP s'est toujours revendiqué d'une droite populaire, du « métro à six heures du soir », selon la formule d'André Malraux. La suppression de 500 000 postes de fonctionnaires chère à François Fillon n'entrait très clairement pas dans ses plans. Gérald Darmanin s'est d'ailleurs désolidarisé sans peine du candidat mis en examen.

Il croit aux vertus du consensus depuis son élection, fin 2015, à la vice-présidence du conseil régional des Hauts-de-France grâce aux voix de gauche. Cet ancien séguiniste, dressé contre le traité de Maastricht et ses succédanés, s'est rapproché de l'aile centriste et européenne des Républicains, au point de basculer dans le camps Macron.

Il a ainsi fait le 7 avril, tribune commune avec les maires juppéistes de Châlons-en-Champagne et le Havre Benoist Apparu et le futur Premier ministre, Edouard Philippe.

Adversaire déclaré du cumul des mandats de parlementaire et de patron d'exécutif local, Gérald Darmanin a quitté le Palais Bourbon début 2016, à l'âge avancé de 33 ans. Ce qui ne l'empêche pas, depuis, de collectionner les (gros) mandats locaux. En sus de ses fonctions à la tête de la ville de Tourcoing et au sein de l'exécutif des Hauts-de-France, il occupe le poste de vice-président de la métropole européenne de Lille. Autant de mandats que Gérald Darmanin devrait confier à d'autres.

Au ministère de l'Action et des comptes publics, ce politique-né devra faire étalage de ses talents de négociateurs. L'absence de la fonction publique dans l'intitulé de son poste suscite déjà l'ire des organisations syndicales. L'UNSA-FP a été l'une des premières à dégainer.

Dans un communiqué, elle considère que « la réunion de l'action publique et des comptes publics dans un même ministère renvoie à un passé gouvernemental que l'on pensait révolu, où la RGPP avait réduit la politique de la fonction publique à une gestion mécanique par les seuls coûts ». Une manière aussi de rappeler le pedigree sarkozyste du titulaire du nouveau portefeuille…

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Par Arnaud Garrigues Cédric Néau Delphine Gerbeau Gabriel Zignani Hélène Girard Jean-Baptiste Forray Jean-Marc Joannès Marie-Pierre Bourgeois Pierre Cheminade Romain Mazon

La Gazette des Communes - 17/05/2017
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Quels remèdes au trop-plein d'heures supplémentaires?

 

Par Solange Fréminville

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Les lourds horaires d'un grand nombre de cadres, comme les heures supplémentaires des agents de catégorie C, constituent aujourd'hui des sujets sensibles. Des collectivités sont à la recherche de solutions pour les réduire.

Les « dépassements horaires » sont fréquents dans les collectivités. Premiers concernés : les cadres, nombreux à dépasser « largement les temps de travail affichés officiellement. Ils adaptent leurs horaires à la charge de travail, aux nécessités liées au management d'équipes et emportent du travail chez eux », observe l'Association des directeurs des ressources humaines des grandes collectivités territoriales (ADRHGCT), dans sa contribution au rapport « Laurent » sur le temps de travail dans la fonction publique de 2016.

La charge de travail n'explique pas tout. Dans les nouvelles grandes régions, les cadres voient leurs journées s'allonger parce qu'ils doivent se déplacer entre le siège et d'autres sites administratifs très éloignés. Ailleurs, la principale difficulté est de déconnecter une fois rentré à la maison.

Visioconférence et télétravail

Conscientes des risques, des collectivités commencent à réagir. La région Nouvelle Aquitaine (7 852 agents, 5,84 millions d'hab.) s'est équipée, début 2017, d'outils de visioconférence dernier cri pour limiter les déplacements et donc l'amplitude horaire quotidienne. Le télétravail est encouragé dans le même objectif par la ville de Grenoble (lire ci-contre).

La ville de Paris (52 000 agents, 2,29 millions d'hab.) s'est dotée, en ...

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La Gazette des Communes - 10/04/2017
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La victoire des éboueurs de l'Agglo de Nîmes

La victoire des éboueurs de l'Agglo de Nîmes

 

La victoire des éboueurs de l'Agglo de Nîmes

Mercredi matin, les éboueurs de l'Agglo manifestent devant le Colisée. – Nassira  Belmekki

 

Pour sauver des postes, ils ont mené une deuxième action, mercredi 5 avril.

"Ça a été des discussions à l'arraché, mais on a réussi ! " Jean-Luc Péna savoure l'instant, comme la quarantaine d'éboueurs grévistes, mercredi. Alors qu'ils menaient leur deuxième grève, les manifestants semblent avoir obtenu gain de cause : les six contrats précaires pour lesquels ils se mobilisaient seraient renouvelés pour six mois avec une promesse d'embauches. Et trois salariés passeront leur permis poids lourd.

Grève de la solidarité

Au moment où le leader du syndical FA-ftp annonce ces résultats, les applaudissements fusent. "On avait prévenu, si on n'obtenait aucune avancée, on recommencerait ", dit un agent, treize ans d'ancienneté au compteur, pour un salaire au smic. "On ne demande pas d'augmentation de salaire, mais que les vacataires soient maintenus."

Pour cette nouvelle mobilisation, les éboueurs, regroupés devant le Colisée, QG de Nîmes métropole, ont fait monter la pression, en occupant les lieux, ou en s'enchaînant. Ils annonçaient déjà une grève du ramassage des ordures ménagères entre les deux ponts de début mai... "C'est une première pour nous, reprend Jean-Luc Péna. Une grève de la solidarité pour sauver six postes." Des postes précaires, contrats à durée déterminée renouvelés de mois en mois. "Et à qui on annonçait la fin."

À Nîmes métropole, où l'on refuse de négocier durant la grève, le discours est un peu différent : "La fin du conflit est en bonne voie. Si les éboueurs acceptent que les négociations ne portent que sur les agents vacataires et s'ils retirent le préavis de grève de mai." Chose faite.

Un malaise général

"L'essentiel, pour l'instant, c'est de sauver les vacataires", disent les grévistes.Mais sous couvert d'anonymat, les langues de ceux qui collectent les ordures dans neuf communes de l'agglomération nîmoise (*) et gèrent les déchetteries, se délient. Fatigués et lassés de leurs conditions de travail qui, depuis juin 2016 et une nouvelle organisation du travail, se dégradent. "Avant, nous étions deux à l'arrière des camions, désormais, nous sommes seuls, la tournée est plus longue et dure." "La collecte bilatérale est interdite, mais nous sommes contraints de la faire. On traverse la rue, c'est dangereux. "

Ils déplorent que l'Agglo fasse parfois appel à une société privée "plus chère", dénoncent les horaires dans les déchetteries... " Nous ne sommes que des numéros, l'aspect humain a disparu ", disent trois collègues. Dans leurs parkas jaunes de travail, ils avouent modestement qu'ils aimeraient, aussi, "un peu plus de reconnaissance".

(*) Manduel, Sernhac, Ledenon, Redessan, Rodilhan, Poulx, Bezouce, Saint-Gervay, Cabrières.

Par Agathe Beaudouin

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Midi Libre - 06/04/2017
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Grève des poubelles

Grève des poubelles

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La Gazette de Nîmes - 06/04/2017
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Les sapeurs-pompiers en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

Les sapeurs-pompiers en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

 

Les sapeurs-pompiers en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

Les sapeurs-pompiers manifestent le 14 mars 2017 à Paris pour protester contre leurs conditions de travail. (Photo d'archives)

SÉCURITÉ - Manque d'effectifs, réductions de budget, multiplication des interventions... Les sapeurs-pompiers sont en grève mardi 14 mars pour dénoncer leurs conditions de travail.

Quelques centaines de pompiers professionnels, venus de plusieurs départements, ont défilé mardi à Paris pour protester notamment "contre la baisse des effectifs", "la précarisation", et réclamer "une meilleure reconnaissance", a constaté une journaliste de l'AFP.

En tenue, les pompiers des Services départementaux d'incendie et de secours (Sdis) - les pompiers relevant de la fonction publique territoriale- se sont réunis à partir de 13h30 place de la République à l'appel de sept organisations syndicales, dont la Fédération autonome sapeurs-pompiers professionnels - Personnels administratifs et techniques (FA SPP-PATS), première organisation syndicale du secteur.

"Le ras-le-bol est général. On nous demande de faire de plus en plus de missions, avec de moins en moins de moyens", a expliqué à l'AFP André Goretti, président de la FA SPP-PATS. "Nous tirons le signal d'alarme, car la situation aujourd'hui ne nous permet plus d'assurer correctement notre mission de service public", a souligné Serge Hérard, président du syndicat Avenir Secours affilié à la CFE CGC. Avec des banderoles "Sapeurs-pompiers précarisés", "Maintien de tous les services sur tous les postes" ou encore "Pompiers en colère, citoyens solidaires", les manifestants se sont ensuite dirigés, à partir de 14h00, vers la place de la Nation.

Les syndicats dénoncent, entre autres, les "politiques d'austérité et de restriction budgétaire", "l'absence de reconnaissance", "les politiques managériales dictatoriales", "la sur-sollicitation induite par la réduction des effectifs", ou encore "les actes d'incivilité", selon le communiqué publié par la Fédération autonome SPP-PATS.



"Nous attendons 5.000 pompiers", avait plus tôt confié au Figaro un syndicaliste de la CFDT, à l'origine du mouvement aux côtés de la CGT, de la CFE-CGC-AS, de la FA/SPP-PATS, de la CFTC-SPA, de SUD-Sdis et de l'Unsa). L'intersyndicale déplore, dans un communiqué que l'Humanité s'est procuré, "une augmentation des interventions, le vieillissement des matériels et une baisse des effectifs ne nous permettant plus de garantir la qualité de votre service public de secours."

actu.orange.fr - 14/03/2017
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La grève sans impact pour les Lotois

La grève sans impact pour les Lotois

Société - Mouvement social ce mardi dans les services d'incendie

Le service opérationnel ne sera pas touché./ Photo DDM, archives.
Le service opérationnel ne sera pas touché./ Photo DDM, archives.

À l'appel de 7 organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-CGC-AS, FA/SPP-PATS, CFTC-SPA, SUD SDIS, UNSA) les agents des Services d'incendie et de secours seront en grève aujourd'hui. Un mot d'ordre national qui sera observé dans le département en particulier au niveau administratif. L'aspect opérationnel ne sera pas concerné et la grève n'aura aucun impact pour la population lotoise.

Les revendications unitaires portent sur plusieurs points. «Actuellement, disent les syndicats, nous constatons une augmentation des interventions, le vieillissement des matériels et une baisse des effectifs ne nous permettant plus de garantir la qualité du service public de secours ce qui conduit notamment au rallongement des délais d'intervention des sapeurs-pompiers». Parmi les autres revendications figure l'instauration «d'une garantie minimale des effectifs dans les centres de secours ainsi que dans les véhicules d'intervention afin de permettre l'efficacité des secours ; la mise en place d'un management replaçant l'humain au cœur du dispositif permettant ainsi de stopper les risques psychosociaux et une réelle prise en compte de la santé, sécurité et qualité de vie au travail en respectant notamment la réglementation sur le temps de travail et le fonctionnement des CHSCT ; l'utilisation des sapeurs-pompiers volontaires par les SDIS doit être encadrée afin de limiter les dérives actuelles et la garantie d'une retraite décente pour tous les agents des SIS». Une manifestation nationale est prévue aujourd'hui à Paris.

 

 

La Dépêche du Midi - 14/03/2017
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